Pense-bête : l’empagement, la mise en page

Empagement

Définition

Surface occupée par le texte sur la page sans tenir compte des marges et des blancs périphériques.
Source : Wiktionnaire.


L’organisation de l’empagement (la disposition du texte sur la page) est un art cultivé par des professionnels depuis le Moyen Âge. Au fil du temps, de nombreuses techniques ont été échafaudées, récusées, oubliées, mais également développées et enrichies. Certaines de ces méthodes contiennent des expressions qui en ont fait des légendes. Bien que l’on dise que les légendes renferment toutes une part de vérité, leur naissance présente également des dangers. Il est primordial de savoir discerner le mythe de la réalité.

Introduction
L’empagement est à la page ce qu’est le cadre au tableau. Un authentique Rembrandt dans un cadre en PVC déformé, bariolé de couleurs fluorescentes, n’aura jamais l’air que d’une pâle copie. De la même manière, un document parfait au point de vue du contenu, mais dont l’empagement est mal fait, ne bénéficiera pas du crédit qu’il mérite. Ce fait devrait être incontesté et pourtant les amateurs se hasardent encore et toujours à organiser la mise en page des textes à leur manière. Dans certains cas, certains paramètres des logiciels de traitement de texte sont utilisés de manière abusive afin de créer des « choses » que l’on ne saurait décemment appeler « mise en page », et encore moins considérer comme organisées.
Certains amateurs n’ont retenu que quelques formules et notions issues de ces techniques. Malheureusement, les résultats auxquels aboutissent ces connaissances partielles montrent souvent très clairement que les prérequis en matière d’organisation de la mise en page n’ont pas été observés. Mais même lorsque les défauts qui en découlent n’attirent pas immédiatement l’attention des autres amateurs, ils peuvent provoquer de manière subconsciente une impression indésirable. D’où la nécessité de se livrer à certaines réflexions fondamentales à propos de la mise en page.

Dans l’article Étude comparative de différents modèles d’empagement,
ou du fondement des marges, MarkusKohm.
Traduction française de Julie Le Boulanger,
Cahiers GUTenberg, association GUTenberg, nº 42, juillet 2003.


Mise en page

Définition

La mise en page, ou mise en pages, est l’opération de disposition graphique d’un contenu informationnel dans un espace donné (feuille de papier, planche de bande dessinée, pages web, etc.).
Elle succède au travail de collecte et de composition du contenu (composition de texte « au kilomètre », collection des composants), et précède le travail d’impression.
Elle vise à représenter le contenu (textes, images, etc.) de manière hiérarchique et harmonieuse (équilibre des zones, des couleurs et des espaces, contrastes), afin de faciliter un parcours de lecture à plusieurs niveaux, avec un souci constant d’ergonomie.
Elle comprend les techniques :

  • de typographie ;
  • de mise en forme et d’espacement ;
  • de titrage et de lettrines ;
  • d’illustration et de leur habillage.

Source : Wikipédia.


Termes apparentés

Colonne

Définition

Colonne : section verticale d’une page.
Les colonnes structurent la page par la division de la surface utile (espace entre les marges) de la page.


Fonds perdus

(ou bords perdus)

Définition

Marge d’une planche dans laquelle l’imprimeur peut inscrire des informations qui ne seront plus sur le produit après sa coupe.
Source : Wiktionnaire.


Gouttière

(ou colombelle)

Définition

La gouttière, ou colombelle, est, en typographie et en imprimerie, l’espace vertical séparant deux colonnes de texte justifié.
L’usage veut que sa valeur soit la largeur des deux lettres, « mi », ou encore de quatre caractères moyens, et dépend donc du corps du caractère choisi. La gouttière peut ou non recevoir un filet vertical. La gouttière n’étant pas comme l’espace un élément matériel, elle est composée d’interlignes de corps adéquats disposés verticalement, entre lesquelles on peut donc disposer un filet.
On a aussi employé le terme synonyme de colombelle, aujourd’hui tombé en désuétude. L’étymologie est l’ancien français, colombe, qui désignait une poutre, un poteau ou une colonne, et qui a également donné le mot colombage.
Source : Wiktionnaire.


Marges

(ou blanc tournant)

Définition
  • Petit fond : la marge intérieure, côté reliure.
  • Grand fond : la marge sur le bord extérieur du papier.
  • Blanc de tête : la marge en haut de la page.
  • Blanc de pied : la marge en bas de la page.

Planche

Définition

Morceau de bois plat ou plaque de métal sur lesquels on grave un dessin ou de la musique.
Source : Wiktionnaire.


Traits de coupe

(ou hirondelles)

Définition

Repère permettant de signaler les endroits d’une planche qui seront coupés.
Source : Wiktionnaire.


En imprimerie, les hirondelles sont des petits repères, généralement en forme d’angle droit, imprimés de façon discrète pour faciliter les repérages de montage lors des différents passages en machine (dans le cas d’une impression en couleur, la même feuille doit passer autant de fois qu’il y a de couleurs, il importe donc qu’elle soit parfaitement positionnée). Les hirondelles doivent être exactement superposées et leurs différents dessins permettent ce contrôle.
Par exemple, en quadrichromie, les hirondelles sont portées sur chacun des quatre films, afin de pouvoir superposer correctement les différentes encres.
Les hirondelles se trouvant toujours en dehors de la page proprement dite, elles sont éliminées avec les chutes de papier et ne sont donc jamais visibles.
À l’origine, les hirondelles sont les traits de coupe servant à délimiter le format définitif, et elles figurent donc sur tout document imprimé dès lors qu’il y a lieu de rogner. On y a ajouté plus tard, avec le développement de l’offset qui nécessite un montage de films, des repères de précision en forme de croix, les cibles, et éventuellement des motifs qui permettent de déceler, à l’aide d’un compte-fils, tout mauvais repérage. Ces divers éléments réunis (traits de coupe, cibles) sont générés automatiquement par les logiciels et gardent le nom d’hirondelles.
Les hirondelles peuvent être considérées comme des signes typographiques d’ordre technique, puisqu’elles n’apparaissent pas l’ouvrage terminé. Dans l’impression typographique proprement dite (par opposition à l’offset, par exemple), on utilisait de simples filets fins placés aux angles extérieurs.
Source : Wikipédia.


Références bibliographiques et webographiques

  • Maquette et mise en page. Typographie, conception graphique, couleurs et communication, mise en page numérique, Pierre Duplan, Roger Jauneau, Jean-Pierre Jauneau.
    6e éd. Le Cercle de la Librairie, Coll. Librairie-Imprimerie, 2008. 220 × 280, 274 p.
  • Mise en page(s), etc., Claire et Damien Gautier.
    Éd. Pyramid, 2010. 1989. 235 × 315, 272 p.

Billets connexes

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