Images numériques — Glossaire

  • Acquisition : phase de numérisation proprement dite des données analogiques, par exemple à l’aide d’un scanner.
  • Aliasing : équivalent anglais de crénelage. (cf. crénelage, lissage).
  • Algorithme : méthode de calcul dont les étapes sont précisément déterminées, afin de parvenir à un résultat final (de Al-Kharezmi, mathématicien arabe). La compression des images fait appel à une série d’algorithmes.
  • Analogique : méthode de codage de l’information en continu. Le signal analogique restitue l’original par une infinité de valeurs, par opposition à numérique. Une image argentique (négatif, diapositive…) est de type analogique.
  • Antialiasing : équivalent anglais de lissage. (cf. crénelage).
  • Artefact : défaut ou distorsion dans un détail de l’image, provoquée par exemple lors de la numérisation.
  • Binaire : système de numération n’utilisant que deux chiffres (0 et 1) pour noter tous les nombres. (cf. bit).
  • Bit : en informatique, information de base, de valeur 0 ou 1. (cf. binaire).
  • Bitmap : se dit d’une image décrite point par point (ou en mode point), par opposition à vectoriel(le). Les images numériques complexes, comme les photographies, sont enregistrées dans ce mode.
  • Byte : contraction de by eight, pour groupe de 8 bits, en français octet.
  • CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) : les quatre couleurs de base de l’impression en quadrichromie. Mode de traitement des images numériques en quatre couches correspondant aux films de la quadrichromie.
    En anglais CMYK (cyan, magenta, yellow, key).
  • Compression : réduction de la taille d’un fichier informatique à l’aide d’un algorithme. La compression est réalisée lors de l’enregistrement du fichier et peut être réversible (sans perte d’information, ex. LZW) ou irréversible (avec perte, ex. Jpeg).
  • Couleur : sensation psychophysiologique produite par la lumière reçue par l’œil.
    Les trois paramètres de la couleur sont la teinte, la saturation, la luminosité.
    À chaque teinte correspond une longueur d’onde du spectre visible. En optique (photographie, vidéo, numérique, etc.), l’ensemble du spectre visible est constitué de trois couleurs primaires, le rouge, le vert, et le bleu (RVB). La superposition en proportion convenable de ces trois couleurs produit un blanc (synthèse additive). À chaque couleur primaire on peut associer une couleur complémentaire, respectivement cyan, magenta, jaune (CMJ). La superposition en proportion convenable des trois couleurs complémentaires produit un noir (synthèse soustractive). Ces trois couleurs complémentaires, auxquelles on ajoute un supplément de noir, constituent la base de la quadrichromie (CMJN), appliquée notamment à l’imprimerie.
    On a donc les équivalences suivantes :
    • RVB
    • rouge = jaune + magenta
    • vert = jaune + cyan
    • bleu = cyan + magenta
    • blanc = rouge + vert + bleu
    • CMJ
    • cyan = vert + bleu
    • magenta = bleu + rouge
    • jaune = rouge + vert
    • noir = cyan + magenta + jaune

Tout corps éclairé par la lumière absorbe certaines couleurs et en réfléchit d’autres. Ainsi, un objet est de couleur « jaune » car il réfléchit les composantes rouge et verte de la lumière blanche et absorbe le bleu.

  • Crénelage : effet d’escalier sur les lignes obliques et les courbes d’une image, défaut traduisant une perte de continuité du signal électronique. On le corrige par l’opération de lissage.
  • Définition : nombre de pixels constituant une image numérique. On l’exprime en donnant le nombre de pixels de la largeur par celui de la hauteur (ex. 1024 × 768 px).
    Ne pas confondre avec la résolution.
  • Digital : équivalent anglais de numérique.
  • DPI : Dot Per Inch. En français ppp, c’est-à-dire point par pouce ou pixel par pouce. (cf. résolution).
  • Échantillonnage : fréquence spatiale ou temporelle à laquelle sont collectées et numérisées les valeurs d’un signal analogique, et dont dépend la qualité de la numérisation. Un mauvais échantillonnage génère une perte d’information dans le signal restitué. (cf. profondeur d’échantillonnage).
  • Linéature : le nombre de lignes contenues dans une distance d’un pouce dans une trame d’impression.
  • LPI : Line per inch. En français lpp, c’est-à-dire ligne par pouce.
  • Poids : encombrement d’une image, exprimée en octet (Ko, Mo, Go).
    Une image noir et blanc d’une définition de 2000 × 3000 pixels « pèse » environ 6 Mo, et une image couleur de même taille, 18 Mo (6 Mo par couche RVB).
  • Pouce : mesure de longueur égale à 25,4 mm.
    En anglais : inch.
  • PPP : point par pouce, ou pixel par pouce. (cf. résolution).
  • Profondeur d’échantillonnage : c’est en quelque sorte la « troisième dimension » d’une image numérique, qui indique le nombre de nuances de chaque pixel. S’exprime en nombre de bits par pixel et par couleur.
    Une profondeur d’échantillonnage de 8 bits permet de restituer 28, soit 256 nuances de couleurs, une profondeur de 12 bits, 212 soit 4096 nuances et une profondeur de 16 bits, 216 soit 65 536 nuances.
    On parle de scanner couleur 8 bits (par couleur RVB) et d’affichage 24 bits (3 × 8 bits) quand il s’agit de la même chose.
  • Rééchantillonnage : modification des dimensions en pixels d’une image.
    Le rééchantillonnage peut altérer la qualité de l’image. Le sous-échantillonnage consiste à réduire le nombre de pixels de l’image. Le suréchantillonnage consiste à l’augmenter.
  • Résolution : nombre de pixels par unité de longueur. Exprimée en pixels par cm ou en pixels par pouce (cf. PPP et DPI).
    Ne pas confondre avec la définition.
  • RVB (rouge, vert, bleu) : les trois couleurs primaires de la lumière.
    Mode d’enregistrement d’une image numérique dans lequel les couleurs sont traitées en synthèse additive.
    En anglais RGB : Red, Green, Blue.
  • Scanner : appareil qui permet de créer une image bitmap à partir d’un original opaque ou transparent.
  • Vectoriel : se dit d’une image ou d’une police de caractères dont les contours sont décrits par des courbes géométriques et non point par point (bitmap). Un fichier vectoriel est beaucoup moins encombrant qu’un bitmap. Les images simples, comme les logos, sont le plus souvent enregistrés dans ce mode.

Voir également l’article Pense-bête : les formats de données et de fichiers, à la rubrique Les formats de fichiers graphiques.

Podcast : Couleurs — Des règles aux goûts

Sociologue et artiste à la fois, Hervé Fischer propose une très ambitieuse socio-histoire des couleurs en Occident, des pigments préhistoriques au fauvisme digital. En ouverture de l’extraordinaire exposition Christian Boltanski qui vient d’ouvrir au Centre Pompidou, un court métrage de 1969, montre  […]

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Pense bête : la couleur

Je ne sais si je dois vous entretenir des premières méditations que j’y ai faites ; car elles sont si métaphysiques et si peu communes, qu’elles ne seront peut-être pas au goût de tout le monde : et toutefois, afin qu’on puisse juger si les fondements que j’ai pris sont assez fermes, je me trouve en  […]

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Les espaces autour des signes de ponctuation

En général : une espace après un signe simple (, .) deux espaces autour des signes doubles (: ; ! ?) Signes Avant le signe   Après le signe point pas d’espace . espace point-virgule espace fine ; espace deux-points espace insécable : espace point d’exclamation espace fine ! espace point  […]

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Histoire du livre, histoire de l’imprimerie

L’imprimerie, cette invention qui, selon le mot de Louis XII, « semble estre plus divine que humaine¹ », atteignit, dès l’origine et presque d’emblée, un degré de perfection qu’elle n’a jamais dépassé. « Le Livre mériterait la devise Nascendo maturus, mûr en naissant (qui accompagnait, au xvie   […]

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